Le magazine "Lumières Dans La Nuit" LDLN 391 est en kiosque
Vous trouverez tout d’abord, dans ce numéro 391, quatre pages d’informations complémentaires sur la vague scandinave de 1946, évoquée par Jean Sider dans notre numéro précédent : par exemple, l’affaire du 14 août, lorsque l’équipage d’un bimoteur Saab B 18 de la force aérienne suédoise, qui effectuait un vol d’entraînement à la navigation, a rencontré en vol une ‘’fusée fantôme’’ et a tenté (en vain) de l’intercepter.
Il est extrêmement étonnant que les événements de cet été-là, dont la réalité est attesté par quantité de documents écrits, parfaitement accessibles, soient aujourd’hui tombés dans un oubli à peu près total. De toute évidence, ils constituent un chapitre, parmi d’autres, de la longue histoire du phénomène ovni. (D’ailleurs, dans le numéro 392 de LDLN, qui paraîtra en novembre, Jean Sider nous exposera les détails d’un mystère analogue à celui-ci, survenu une dizaine d’années plus tôt, et tout autant oublié, de nos jours).
C’est encore Jean Sider qui nous raconte ensuite comment il a recueilli, en 1990, un témoignage concernant une RR3 survenue en 1945 ou 1946, dans les Pyrénées Atlantiques.
Jean-Marie Bigorne nous expose deux cas d’apparitions, qu’il qualifie de ‘’mariales’’, bien que cette caractérisation demeure très incertaine. Elles se sont toutes deux déroulées dans le Nord, l’une en 1958 et l’autre sept ans plus tard.
C’est ensuite un témoin qui nous raconte son aventure sous couvert de l’anonymat. Le soir du 24 octobre 1996, il était l’un des passagers d’un Jetstream 31 qui effectuait, de nuit, la liaison Lyon-Angoulème. Regardant par le hublot, il observa à plusieurs reprises un phénomène lumineux, au sol, auquel on a peine à trouver une explication classique.
Nicolas David nous décrit par le menu une observation faite lors de la mémorable soirée du 5 novembre 1990. Le témoin, M. Benoist, garde un souvenir étrangement précis de ce qu’il a vu ce soir-là, et qu’il a représenté par trois dessins. Comme dans beaucoup de témoignages du 5 novembre, on trouve dans son récit, à la fois des éléments qui font penser à la rentrée de l’engin soviétique, et d’autres qui semblent contredire cette hypothèse.
La rubrique ‘’observations récentes en France’’ court sur plus de 22 pages, les mois de mai, juin et juillet ayant été marqués par une fréquence des apparitions nettement supérieure à la normale. Quatre ou cinq observations sont particulièrement bien documentées, grâce à de solides enquêtes de Luc Chastan, de Nicolas David, de Jean-Paul Soulier ou de Claude Minghelli (entre autres…). Mais le fait capital réside certainement dans une série d’observations faites les 3 et 4 juillet, dans la région d’Aix-en-Provence et du Lubéron. Dans tous les cas, il s’agit de lumières évoluant en formation, de nuit et en silence. Les heures indiquées par les témoins sont pratiquement toujours les mêmes : 22 h 15, à un quart d’heure près. Le plus stupéfiant est que, si l’on compile les observations faites dans cette région depuis une dizaine d’années, on s’aperçoit que des lumières évoluant en formation, silencieusement, vers 22 h 15, ont été vues à une vingtaine de reprises, presque toujours (à deux exceptions près) pendant les tout premiers jours de juillet. Nous nous trouvons donc là face à une situation sans préalable dans l’histoire du phénomène ovni en France, et peut-être dans le monde : un phénomène qui apparaît, presque à date fixe et pratiquement à heure fixe, en été, dans une zone qui ne mesure que 30 km sur 50. Il est évident que cette situation, puisqu’elle se répète depuis quelques années, laisse entrevoir la possibilité (tout à fait exceptionnelle) de guetter le phénomène. Bien évidemment, rien ne permet d’affirmer que celui-ci se montrera de nouveau, mais il n’est pas interdit de se préparer à un possible retour de ces ‘’lumières de Venelles’’ (ainsi nommées parce qu’elles ont été observées et filmées, par Axel Mazuer, à Venelles, le 2 juillet 1999 : voir LDLN 380).
Avons-nous là une occasion sans pareille d’observer le phénomène ? L’avenir nous le dira. En attendant, ceux qui voudront tenter l’aventure disposent d’environ huit mois pour se préparer. Et pour s’organiser, car si les guetteurs sont assez nombreux, ils auront intérêt à réfléchir, à l’avance, à la manière la plus efficace de procéder pour engranger le maximum de données, le moment venu.
(Cette perspective sera évoquée dans le numéro 392, où vous trouverez aussi un tableau récapitulatif de 20 observations de ce type… dont 12 en 2008 ! Avis aux amateurs !)
Suite à cela, vous trouverez dans ce numéro un texte de Jacques Vallée, extrait de la nouvelle édition (américaine) de son livre Forbidden Science. Il y expose sa vision du problème, et les sentiments que lui inspirent ses divers aspects. C’est une mise au point que beaucoup attendaient.
Finalement, la rubrique ‘’les Nouvelles’’ annonce, entre diverses choses, la publication par Aldane (case postale 100, CH 1216 Cointrin, Suisse) de deux livres concernant la pensée (autre qu’ufologique) d’Aimé Michel. L’un d’eux, La Clarté au cœur du Labyrinthe, est certainement un ouvrage capital, en rupture totale avec une certaine grisaille intellectuelle (franchement désespérante) qui nous accable depuis quelques décennies ; ça ne parle pas d’ovnis, mais c’est beaucoup mieux encore. A ne pas manquer.
Joël Mesnard.
Le site LDLN : LDLN.
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